Mon premier amour date de la maternelle… contrairement à beaucoup de choses de cette époque, je ne l’ai pas oublié. Nous étions, ma meilleure amie et moi, « amoureuses » d’un de nos camarades. (faut dire qu’il devait y avoir environ 10 garçons sur trente élèves, donc on respectait les proportions J). Il était un prince avec deux princesses à ses petits soins, c’était une époque lumineuse…
Ensuite…grand vide jusqu’au lycée, où je me suis embarquée dans une histoire compliquée avec un garçon de 4 ans mon aîné et pourtant moins mature que moi. Appelons le Léo pour les besoins de la cause. Léo m’a complètement isolée de tout le reste du monde. Il ne fallait voir que lui, à chaque minute de libre. Il connaissait par cœur mon emploi du temps et m’attendait à toutes les interclasses possibles. On ne voyait pas ses potes non plus. On ne voyait personne en fait. Comme j’ai toujours très bien su écouter, il me racontait sa vie, son appréhension pour passer le permis pour la cinquième fois !!! (et il avait fait le conduite accompagnée…), les frasques de son frère, etc, etc. Je l’ai largué un matin de printemps, il avait plu dans la nuit, le ciel semblait lavé et brillant. Il a pleuré. L’un de ses amis est venu me demander ce qu’il s’était passé, je lui ai répondu que je ne voulais pas être sa mère, il n’a rien ajouté. Il a quand même réussi à avoir son permis quand on était ensemble, grâce à moi m’a-t-il dit.
Après ça, je me suis d’abord rattrapée en amitié. Je venais de rencontrer Emilie (cf. article précédent). J’étais débarrassée de presque tous ceux qui m’avait emmer**** au collège, j’ai rencontré des nouvelles têtes, je n’étais plus le bouc émissaire et c’était tout à la fois nouveau et agréable.
Ensuite, je suis restée très méfiante vis-à-vis des mecs. J’avais quelques amis, on délirait (pour ça ils était forts) et ça me convenait.
Le suivant sur la liste est « chéri » et je ne sais plus aujourd’hui si « c’est le bon » ou pas.
Nouvelle ville, nouveau départ, nouveaux amis. Majoritairement masculins bizarrement, mais plus âgé, (donc ?) moins imbéciles. Comme pour Léo, c’est moi qui l’ai « dragué », mais cette fois ci après la case amitié.
Souvenirs pêle-mêle :
Nos fous rires extraordinaires.
Les premières nuit sans lui (qui a dit que les vacances c’était bien ?), passées à sangloter comme la dernière des malheureuses… Encore aujourd’hui, s’il n’est pas là (moi ou lui en déplacement) je mets très longtemps à m’endormir.
Les lettres que je lui envoyais et aux quelles ils répondait par téléphone (j’ai horreur de téléphoner et il déteste écrire…)
Je m’aperçois tout à coup que je n’ai pas vraiment envie d’écrire la suite….
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